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Saint-André-de-Rosans       Saint André en Rosans de la première date attestée, 1671, à l'an 7 de la République (octobre 1798).

Saint André sur Eygues pendant quelques mois puis Saint André. Enfin Saint André de Rosans depuis fin 1798.

Quelques aspects du village, aujourd'hui.

Il y avait trois communes appelées Saint André dans les Hautes Alpes : une seule y a renoncé : elle est devenue La Faurie. Quant à André, personne ne le connaît : c'est parait-il un apôtre, un des plus obscurs, frère de Simon, donc de Pierre. Son seul titre de gloire, s'il en est un, est d'avoir été crucifié à Patras, un port de la Grèce, à l'Ouest d'Athènes. Pas le moindre évangile, pas la moindre lettre, à son actif. Il est, en dépit de tout, l'apôtre qui a le plus d'églises en France. André est un prénom grec assez rare qui, selon le Breviarum Apostolorum, signifie viril, beau ou courageux.

Écrasé par la montagne sacrée de Risou,ou l'on trouve les roches les plus récentes de la région,le village est asphyxié depuis 1000 ans, par les ruines d'une église construite par une poignée de moines plus que mégalomanes.

Elle était, à voir ce qu'il en reste, la plus grande de toutes les églises de la région. Pensez aux indigènes du site qui, exploités à leur corps défendant, et privés de tout, ont financé sa construction.

Dieu merci pour le village, Dupuy-Monbrun l'a incendiée lors des guerres de religion. Alors que quelques poignées de mortier suffisent tous les dix ans pour raccrocher les pierres branlantes, une église intacte, démesurée de surcroît, aurait coûtée à la commune, depuis 1000 ans, et sans profit pour elle, des sommes folles.

 

Le coté nord de la route  ..... les vestiges de son prieuré

Le coté sud de la route

Les plages et leurs attractions.  .........leurs mystérieuses boules de grés.

 

En l'an 12, c'est à dire le 3 octobre 1803, la commune, un temps débaptisée André-sur-Aygues, était déjà dépossédée du titre de chef-lieu de canton, obtenu vers 1793. En 1799 (ans 8) le maire Liotard écrivait " Saint André en Rosans " en envoyant à Rosans le double des actes de mariages, qui étaient célébrés, suivant la loi, au canton, donc à saint André.

C'est le même cas pour Sainte Marie, qui s'est appelé Val Sainte Marie, Val-d'Oule pendant la révolution, puis Sainte Marie de Rosans, vers 1920, à cause de la Poste qui, envoyant un facteur depuis Rosans, souhaitait que le courrier soit bien aiguillé. Elle devrait sans tarder reprendre le nom de Val d'Oule, qui lui va si bien.

Cela donne la fausse impression que ces deux villages nous appartiennent à nous Rosanais, alors qu'il n'en est rien. Notre seule revendication territoriale est l'annexion au canton de Rosans, et au Département des Hautes-Alpes, des 5 communes, du Laux-Montaux à Verclause, qui n'ont rien à faire de la Drôme.

 

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